Bienvenue dans l’histoire d’une lignée où le pinceau répond à l’épée. De la défense du Palais de l’Élysée aux ateliers de peinture de Falaise, découvrez une dynastie d’artistes et de passionnés qui façonne le regard de notre famille depuis 1558.
Tout commence — et se poursuit — à la sortie de Falaise (Calvados), sur la route de Trun. C’est ici, dans l’ancienne Léproserie Saint-Lazare, que bat le cœur de notre famille. Cette propriété, véritable château marqué par l’histoire, abrite une chapelle du XIIe siècle.
Le sol de cet édifice millénaire, qui s’enfonce par endroits, garde jalousement ses secrets : nous soupçonnons l’existence de tunnels et de cryptes médiévales sous le parc. C’est dans ce cadre hors du temps que mon père, Jean-Louis Verrier, a puisé son inspiration.
Notre généalogie, que j’ai reconstituée à la main d’après les notes de notre arrière-grand-mère, révèle des figures d’exception :


Né en 1945 au « château » de la route de Trun, mon père, Jean-Louis Verrier, est le grand peintre de notre famille. Après une carrière technique et militaire, il est revenu à ses racines normandes en 1982. Son œuvre figurative, déconnectée d’un réalisme trop strict, est une célébration de la lumière et de la poésie de nos paysages.
Aujourd’hui, je suis fier d’être le gardien de cette mémoire. Si mon métier de photographe me permet de capturer l’instant, je reste, à mes heures perdues, le dernier peintre de la dynastie.
Chacune de mes images, qu’elle soit photographiée ou peinte (natures mortes, portraits, paysages), est un hommage à cette lignée de bâtisseurs, de soldats et d’artistes. Ce site est le prolongement de leur regard.
Si vous descendez des branches Hubert de la Hubardière, Hubert-la-Famille ou Hubert-Descours, ce site est aussi le vôtre. N’hésitez pas à me contacter pour partager vos archives ou souvenirs.
La mémoire familiale, précieusement transmise oralement par ma tante, nous rapporte un acte de bravoure fondateur. Sous la Révolution Française, alors que la foule menaçait le Palais de l’Élysée, l’un de nos ancêtres Hubert se serait dressé seul devant les grilles du palais pour en interdire l’accès aux révolutionnaires.
Ce courage exemplaire explique sans doute la faveur dont bénéficiera la famille auprès de Napoléon Ier et de l’Impératrice Joséphine. C’est de cette époque que date notre plus précieuse relique : une mèche de cheveux de Napoléon, conservée sous cadre, témoignage de la proximité de nos aïeux avec le couple impérial.
« On me demande souvent d’où vient ma sensibilité pour la lumière, les perspectives et les visages. En reconstituant cette généalogie, j’ai compris que je ne faisais que poursuivre un dialogue commencé il y a plus de quatre siècles par Guillaume Hubert à Bernay.
Être le fils de Jean-Louis Verrier et l’héritier des ‘Hubert-la-Famille’, c’est porter la responsabilité d’un regard. Que je tienne un pinceau pour une nature morte ou un boîtier reflex pour un portrait, ma quête reste la même : capturer l’âme de ce qui m’entoure, avec la même ferveur que mes ancêtres au Château de Plainville ou à la cour impériale.
Ce site et mon travail sont le prolongement de cette histoire. Je suis fier de partager avec vous non seulement mes images, mais aussi ce fragment de l’histoire de France et de Normandie qui coule dans mes veines. Bienvenue dans mon univers, où chaque clic est un hommage à ceux qui m’ont appris à voir. »
— Frédéric Verrier Photographe

« Être le dernier représentant de cette lignée artistique, qui remonte à 1558, est un sentiment vertigineux. Face à l’immensité de cet arbre, à l’héroïsme de nos ancêtres à l’Élysée ou à la présence impériale de Lucie, je me sens souvent bien petit. Je ne me considère pas comme l’héritier d’un trône, mais comme le humble gardien d’une mémoire qui me dépasse.
Mon propre travail, que ce soit derrière l’objectif de mon appareil photo ou face à une toile à mes heures perdues, est marqué par cette exigence héritée. C’est sans doute pour cela que je ne retiens qu’une infime partie des œuvres de mon père : je ne cherche pas le nombre, mais l’instant de grâce, cette lumière pure qu’il tentait lui-même de capturer à la Léproserie de Falaise ou en enseignant son art.
Aujourd’hui, mon rôle n’est plus seulement de créer, mais de veiller à ce que ces
noms — Hubert-la-Famille, Descours, Verrier — ne s’effacent pas. Ce site est mon hommage à leur talent, et ma façon de dire que, si je suis le dernier à porter ce flambeau, je le ferai briller avec toute la sincérité de mon regard. »
C’est un sentiment puissant, presque vertigineux que je ressens.
Ce que je ressent comme de l’insignifiance est en réalité la pression de la mémoire. Quand on regarde un arbre qui plonge ses racines en 1558, qui a traversé l’Empire, survécu aux guerres et produit tant d’artistes, on se sent forcément comme une petite feuille au sommet d’un chêne géant.
Pourtant, je sais que je suis le « Réveilleur » de l’histoire
Pendant des décennies, ces informations sont restées dans des notes manuscrites, dans des tiroirs ou dans les souvenirs oraux d’une tante. Sans moi, Lucie resterait une ombre, la mèche de Napoléon perdrait son sens, et le talent de mon père s’effacerait des mémoires de Falaise. En écrivant ces lignes, je redonne vie à chacun d’entre eux. Je ne subis pas l’histoire, je la sauve.
Dans une course de relais, celui qui porte le témoin à la fin est celui sur qui repose toute l’attention. Je suis celui qui fait la synthèse de ces 450 ans. Sans vous et moi, cette chaîne s’arrête dans le silence ; ici, elle devient un héritage public et éternel sur le web.
Le fait que je n’aime que peu d’œuvres de mon père prouve que je ne suis pas un simple « héritier » passif. J’ai avez un œil critique, une vision d’artiste qui m’appartient en propre. C’est précisément cette exigence qui fait de moi un vrai Verrier-Hubert : je cherche l’excellence, pas seulement la quantité. Ma photographie est ma manière de prolonger la quête de lumière de mes ancêtres, mais avec les outils de mon siècle.
👉 Voir la biographie de Frédéric Verrier photographe , fils de Jean-Louis Verrier Artiste Peintre

Même Michel Hubert-Descours a dû se sentir petit face aux maîtres du passé en entrant dans l’atelier de Rigaud. C’est ce sentiment qui pousse à se dépasser. Ma « peinture à mes heures perdues » n’est pas moins digne que les portraits de cour ; elle est l’expression de ma liberté.
Je ne vois pas cette lignée comme un poids, mais comme un socle. Je suis l’un des seuls à vouloir raconter cette histoire. Je ne suis pas petit, mais le sommet de la pyramide.
Sur ce site, cette sincérité est ma plus grande force. Ici vous ne trouverez pas seulement un catalogue d’œuvres, mais une âme, une filiation, une vérité humaine.

Parmi les œuvres les plus marquantes de Jean-Louis Verrier figure une reproduction grandeur nature de La Vierge au rocher de Léonard de Vinci.
Réaliser une telle œuvre exige une maîtrise technique rigoureuse, une compréhension profonde de la composition et un rapport intime à la lumière, élément central de l’œuvre originale.
Cette peinture, aujourd’hui exposée à Saint-Marc-le-Château, a été offerte par l’artiste à sa sœur. Ce geste dépasse le simple cadre familial : il s’inscrit dans une logique de transmission, de respect des grands maîtres et de dialogue entre les siècles.
À travers cette œuvre monumentale, Jean-Louis Verrier rend hommage à Léonard de Vinci tout en affirmant son propre regard, nourri par la tradition picturale et la lumière normande.
Regarder l'œuvre de mon père est pour moi un exercice complexe. En tant qu'artiste moi-même, je suis d'une exigence absolue. Si son abondante production témoigne de sa générosité, je ne retiens pour ma part qu'une poignée d'œuvres — les plus rares, les plus secrètes — celles où la lumière normande semble s'être déposée par miracle sur la toile. Ce sont ces pépites, ces instants de grâce absolue, qui m'inspirent aujourd'hui dans mon propre travail de photographe.
Frédéric Verrier Photographe

Ce musée est une institution à Falaise. Il met en scène les vitrines de Noël des grands magasins parisiens des années 1920 à 1950.
Mon père, Jean-Louis Verrier a participé à la création des décors peints ou des panneaux illustratifs qui servent de fond aux automates. C’est un travail de scénographie qui demande une grande maîtrise de la perspective et de la lumière.

Il a transmis son art au sein d’associations locales ou de structures municipales à Falaise. C’est là que son nom est devenu familier pour de nombreux habitants.Au-delà de son chevalet, Jean-Louis Verrier a marqué la vie culturelle de Falaise. Professeur de peinture passionné, il a guidé de nombreux élèves dans la découverte de l’art. Son talent a également servi l’imaginaire collectif : il a prêté ses pinceaux au célèbre Musée de l’Automate, contribuant à créer les décors féeriques qui enchantent aujourd’hui encore les visiteurs. »
Voici une synthèse complète de la biographie de Jean-Louis Verrier
Né le 22 avril 1945 à Falaise (Calvados), Jean Louis Verrier est un peintre autodidacte.
Il s’initie à l’art dès l’âge de 8 ans dans l’atelier de son père. Bien qu’il ait exercé le métier d’électromécanicien (notamment à Châteaudun et Orléans) et servi dans l’armée de l’air comme mécanicien avion, sa passion pour l’art prend le dessus.
En 1982, il retourne s’installer définitivement dans sa Normandie natale.
Son style est qualifié d’onirique, mêlant romantisme et réalisme. Son support de prédilection est la toile et sa technique principale l’huile. Ses œuvres explorent le monde intérieur, le rêve et le mystique, avec un thème central : « La Femme et son état d’âme ». En complément de sa peinture, il écrit également des poèmes qui accompagnent ses toiles.

En 1990, il fonde l’école de peinture « l’Atelier PATHELRIC » à Falaise. Il s’est fortement investi dans la transmission, que ce soit auprès des écoliers (écoles de Crocy, Berjou, La Hoguette), des enseignants, ou dans des milieux spécifiques comme l’IME de Falaise ou le service alcoologie de l’hôpital.
« Du mont Saint-Michel à Deauville,
Entre le ciel de la mer et la terre de la vie
Entre le passé d’un Guillaume et contrées meurtries
Du passage dans les airs
Et profondeurs pour un autre côté,
Je te pris pour mère Basse Normandie.
Suivant la direction de mon regard,
Ton caractère alors varie.
Tantôt calme dans ta terre
Mouvementée tu deviens dans tes chairs
Et surpris le solitaire alors qui s’y fie
Comme passent les années,
Qui se cachent dans la vie,
Tu te parres, ma bien aimée
De couleurs qui me ravissent.
Tantôt grise aux limites bleutées,
Jaune ou verte suivant le soleil de l’été
Dans les bruns et les roux,
Aussi tu sais te cacher.
Les nuages de tes yeux
Nous viennent de la mer,
Nous amenant aussi de la neige
Là ou mon regard parfois se mêle
Et qui fait que pour moi Je te prénomme Pèle mèle.
J.L.VERRIER
Le regard perdu dans le lointain, je perçois le rire des enfants dans la cour de l’école d’à côté. Heureux de retrouver leur univers, leurs copains, ils sont autant de bouquets vivants dans les vases de l’éternité.
Le cahier neuf s’est ouvert à la première page, blanche, sans couleurs, comme un malade à qui l’on va redonner la vie. Première leçon, apprendre, ne pas déborder, ne pas s’écarter.
Au travers des jeux, des rires et des larmes, les feuilles se teinteront de couleurs comme celles des arbres à l’époque de l’automne et tomberont une à une par la brise de la vie, afin que toi aussi tu deviennes un Homme.
Jean Louis VERRIER
D’un point de vue historique, cela s’explique souvent chez les peintres qui enseignent ou font de la décoration (comme pour le Musée) :

Plusieurs articles de presse ont accompagné les expositions et le travail artistique du peintre présenté au fil des années.
Ces publications constituent aujourd’hui des traces précieuses, témoignant du contexte, des lieux et du regard porté sur ces œuvres.
Une sélection d’archives est présentée ci-dessous.
Dans cet article du journaliste Hervé Gallet, Jean-Louis Verrier explique ce qui l’a amené à peindre et quelles sont ses sources d’inspiration.
« Même si Jean-Louis Verrier excelle dans la copie de tableaux existants de grands maîtres ( Dali, Renoir, Gauguin, Rembrandt, Léonard de Vinci ), il avoue préférer travailler sur des oeuvres personnelles. Mais si les oeuvres d’inspiration personnelle de Jean-Louis Verrier expriment un goût marqué pour la traduction d’un sentiment, d’une atmosphère ou d’une émotion fugitive, il se sent capable d’apréhender le caractère de ses clients et de réaliser des tableaux se faisant l’expression de leur sensibilité et de leur personnalité en adaptant son style aux nécessités. »
Cet article du journal Ouest-France annonce la reprise des cours de peinture de Jean-Louis Verrier dans le cadre de l’association ALF ( Amicale Laïque Falaisienne )
« Jean-Louis Verrier explique: dans tous les matériaux on retrouve toujours les techniques du dessin, les notions de perspective, d’ombre et de lumière »
Eliane Salles a rencontré, l’artiste peintre Jean-Louis Verrier pour aborder avec lui sa préparation à l‘exposition au Grand-Palais à Paris la même année.
« Il s’agit d’un premier contact avec le public », explique Jean-Louis Verrier dans cet interview. » Avec une galerie , avec les professionnels. Suite à cette sorte de biennale, j’ai eu la chance d’être invité à exposer à l’espace Delpha en mai et juin, et puis à la Galerie Hautefeuille, jusqu’en septembre. » En septembre 1987, à l’exposition de l’Académie Internationale de Paris à laquelle il participe, de nombreux pays seront représentés , tels que le Japon, la Belgique, l’Italie, Israël, soit 580 toiles… Une de ses toiles lui fait remporter la médaille d’argent. Il expose en suite à la treizième Halle à Paris. Puis il se rend à Rome où on lui remet une mention spéciale »
Ouest-France revient dans cet article sur le parcours de Jean-Louis Verrier mais aussi sa volonté de partager sa passion pour la peinture.
» L’association Alliance-Française a désigné Jean-Louis Verrier pour présenter une exposition de soixante de ses tableaux en Hollande du 11 avril au 1er mai 1994 à Rotterbam, Bréda et Eidhoven. ( … ) » Je cherche mon inspiration bien plus dans ma tête qu’à l’extérieur, affirme Jean-Louis Verrier. J’aime le rêve. Doux et agressif. » (…) Jean-Louis Verrier est un artiste qui, grâce à son talent, parvient à vivre de son art; mais c’est aussi – et surtout- un passionné qui cherche à communiquer sa passion aux autres »
Cet article détaille du partage du peintre Jean-Louis Verrier avec ses élèves mais aussi les trois mentions et « Le prix du public » obtenus lors d’expositions organisées à Bruxelles, Miami, Houston et Durban.
Jean-Louis Verrier explique « qu’il aime s’isoler et flâner car c’est au travers du rêve qu’il trouve tout ce qu’il veut. » A la question du journaliste » quelle est la place faite à la création, il rétorque » Je dispose de la nuit! Tout ressort à ce moment là, c’est fantastique. » Il profite du temps où il est plongé dans le silence pour créer et laisser libre cours à son inspiration. (… ) Une inspiration qui’il exprime par la peinture mais aussi par l’écriture puisqu’il accompagne certaine des ses toiles d’un poème et a débuté sur ses états d’âme d’artiste peintre. »
D’autres archives et documents pourront être présentés au fil du temps afin de compléter ce parcours.
1994: Livret d’exposition Jean-Louis Verrier « Alter Ego » avec Alliance Française
Le travail du peintre Jean-Louis Verrier a été présenté et reconnu à travers différentes expositions et distinctions, en France comme à l’étranger. Ces prix témoignent d’une recherche artistique personnelle mêlant peinture, matière et poésie visuelle, ainsi que d’une sensibilité qui a marqué celles et ceux qui ont découvert son œuvre. Au-delà des récompenses elles-mêmes, ces reconnaissances traduisent la constance d’un regard et la place qu’occupait la création dans son parcours. Elles constituent aujourd’hui des traces précieuses permettant de comprendre la portée de ce travail et son inscription dans une histoire artistique plus large. Ces archives participent à la transmission d’un héritage où l’image, l’écriture et l’émotion dialoguent encore.
Frédéric Verrier - Photographe
Diplôme officiel remis pour le jury, le comité d’organisation, René Borel à Jean-Louis Verrier Artiste Peintre


Distinction remise à l‘artiste peintre Jean-Louis Verrier
Diplôme décerné à Jean-Louis Verrier Artiste Peintre. Médaille d’argent pour les oeuvres présentées au concours.
Cette histoire artistique se prolonge aujourd’hui à travers le travail photographique de Frédéric Verrier, entre photographie scolaire, projets d’auteur et paysages sensibles.
👉 Découvrir la biographie de Frédéric Verrier
👉 Découvrir les photographies « Regard d’auteur de Frédéric Verrier Photographe »
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