📅 09 février 2026
Baisse inquiétante de la motricité fine chez les jeunes enfants
Une baisse significative de la motricité fine est observée chez les jeunes enfants depuis plusieurs années, particulièrement marquée après la pandémie de Covid-19, avec des impacts sur leur développement global.
Constat documenté
77% des professionnels de l’éducation en maternelle et primaire rapportent une augmentation des difficultés motrices fines, comme une prise de crayon maladroite, un usage compliqué des ciseaux ou des gestes d’autonomie retardés (boutonner, lacer). Des études sur 250 bébés montrent des scores inférieurs chez ceux nés pendant la pandémie, confirmant un recul mesurable par rapport aux générations précédentes.
Causes principales
Ce phénomène résulte d’une diminution des jeux manuels et d’exploration sensorielle (puzzles, pâte à modeler, perles), au profit d’un temps excessif devant les écrans qui limite les manipulations précises. D’autres facteurs incluent moins de jeux en extérieur, une simplification des vêtements (scratchs, élastiques) et une lecture moins fréquente (tourner les pages), amplifiés par le stress prénatal et les confinements récents.
Conséquences graves
Ces retards freinent l’apprentissage de l’écriture et de la lecture, réduisent la concentration et la persévérance face aux tâches précises, et génèrent frustration ou abandon prématuré, souvent confondu avec un manque de motivation. À long terme, ils affectent la confiance en soi, l’autonomie quotidienne et la réussite scolaire, avec un risque accru de troubles comme la dyspraxie (6% des enfants).
Sources et ressources
[1] Les enfants perdent leur motricité fine, et ce n’est pas anodin
[2] Les déficiences motrices de l’enfant
[3] Activité physique et sédentarité de l’enfant et de l’adolescent
[4] Le dépistage en population générale
[5] Soutenir les Enfants: Comprendre et Gérer le Trouble de la Motricité Fine
[6] Voici pourquoi les enfants ont des difficultés avec la motricité fine
[7] Pourquoi mon enfant a-t-il une mauvaise motricité fine
[8] Difficultés et troubles des apprentissages chez l’enfant
[9] Comparaison des qualités motrices chez l’enfant
Les écrans jouent un rôle central dans le déclin observé de la motricité fine chez les jeunes enfants, en remplaçant les activités manipulatrices par des interactions passives et limitées.
Mécanisme d’impact
L’usage prolongé des écrans (téléphones, tablettes, TV) réduit drastiquement le temps consacré à des gestes précis comme empiler des perles, modeler de la pâte ou manipuler un crayon, essentiels pour développer la force et la dextérité des doigts. Des études montrent une corrélation inverse : plus d’une heure quotidienne d’écran correspond à des scores moteurs inférieurs, avec un manque de prise tripode (pouce-index-majeur) et une faiblesse musculaire, car les balayages tactiles ne sollicitent pas les mêmes muscles que les activités 3D.
Facteurs agravants
La passivité induite par les écrans freine l’exploration sensorielle et les interactions physiques, priorisant une stimulation visuelle 2D qui inhibe le schéma moteur naturel. Chez les enfants exposés excessivement, cela se traduit par des retards en motricité fine, confirmés par des revues de littérature (11 études analysées) et des corrélations négatives (r = -0.252 entre temps d’écran et développement moteur).
Conséquences spécifiques
Ce déclin entrave l’apprentissage de l’écriture (mauvaise tenue du stylo), diminue la concentration et augmente la frustration scolaire, avec des risques accrus de troubles comme la dyspraxie. Bien que certaines tablettes exceptionnelles boostent légèrement la motricité fine via des interactions tactiles, l’effet global reste négatif pour une surexposition.
Sources et ressources
Les risques des écrans pour les enfants : problème de motricité
[2] Écrans, quel impact sur le développement moteur de l’enfant
[3] Relationship Between the Use of Screens and the Motor
[4] Quel est l’impact des écrans sur le développement
[5] L’impact des écrans sur le développement et l’éducation
[6] Écrans et développement cognitif de l’enfant
[7] Les risques des écrans pour les enfants